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FLEURS BLEUES (LES)

JEUDI 5 NOVEMBRE | 20H30
Réalisé en 2017 par Andrzej Wajda | POLOGNE | 1h38

avec Boguslaw Linda, Aleksandra Justa, Bronislawa Zamachowska

Dans la Pologne d’après-guerre, le célèbre peintre Wladyslaw Strzeminski enseigne à l’École Nationale des Beaux arts de Lodz. Il est considéré par ses étudiants comme le grand maître de la peinture moderne mais les autorités communistes ne partagent pas cet avis. Car, contrairement à la plupart des autres artistes, Strzemiński ne veut pas se conformer aux exigences du Parti et notamment à l’esthétique du « réalisme socialiste ». Expulsé de l’université, rayé du syndicat des artistes, il subit, malgré le soutien de ses étudiants, l’acharnement des autorités qui veulent le faire disparaître et détruire toutes ses œuvres.

4 commentaires

  1. Nazisme, stalinisme :Même combat! J’ apprécié cette réalisation de Wajda, un grand du cinéma. J’ai pensé à « la vie des autres » ou l’on retrouve cette oppression envers les personnes qui ne se conforment pas à « la ligne du parti ».
    Trés bon moment. J’ai été ému par la dernière scène du cimetière.
    Comme je dit souvent : Encore un bon film!

  2. Un film dur aux couleurs sombres mis à part le pré de la leçon au grand air et le rouge des drapeaux et du manteau de la fillette. Cet artiste confronté à la dictature stalinienne reste droit , son silence est mépris !On le devine sensible à travers les fleurs bleues, le souci des chaussures de sa fille mais il ne se dévoile pas. Très beau film ! Merci à Cinéphilandes de nous offrir ce ciné à la maison!

  3. j’ai trouvé les fleurs bleues d’une grande force car dépouillé, sans fioritures, allant à l’essentiel . pas de pathos, pas de dialogue superflu, pas d’images en trop.un peintre fidèle à ses valeurs et son art jusque dans la mort hypersensible à la beauté d’un paysage, mais aussi ,autre facette du personnage, et c’est paradoxal,un homme muré dans le silence, un père « indigne » incapable d’exprimer un sentiment paternel ou amoureux, par ailleurs bien sur la dénonciation magistrale d’un système politique qui broie ceux qui ne courbent pas l’échine. a noter les couleurs qui virent doucement au gris-vert kaki couleurs symboles des systèmes totalitaires. wajda a laissé là un film testament , témoin d’une histoire contemporaine et qui pousse à réfléchir et à s’inquié&éter aussi de l’évolution politique de nos sociétés.

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