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Adhérer
Né le 29 septembre 1932 à Waxahachie dans le Texas (Etats-Unis), Robert Benton étudie les Beaux-arts à l’Université du Texas puis entreprend une maîtrise à l’Université de Columbia, à New York.
Il s’adonne pendant quelque temps au dessin, puis obtient un poste d’assistant directeur artistique au magazine « Esquire ». Promu finalement, en 1958, directeur artistique à part entière, il signe occasionnellement de courts textes humoristiques.
Il écrit ensuite deux livres en collaboration avec Harvey Schmidt, « The In & Out Book » et « The Worry Book ».
En 1962, il écrit, avec le journaliste David Newman, le scénario de Bonnie & Clyde, originellement destiné à… François Truffaut !
En 1964, après avoir quitté « Esquire », la paire Benton/Newman signe le livret de la comédie musicale « It’s a Bird… It’s a Plane... It’s Superman », montée à Broadway en 1966. Mais le triomphe de Bonnie & Clyde, réalisé par Arthur Penn, vaut à Benton et Newman un contrat avec la Warner et une collaboration à l’unique western de Joseph L. Mankiewicz, Le reptile. Benton décide alors de passer à la réalisation via Bad Company, un western consacré aux pérégrinations d’une bande de jeunes réfractaires durant la guerre de Sécession.
En 1977, il réalise pour la société de production de Robert Altman Le chat connaît l’assassin, une comédie policière, puis renoue avec David Newman et sa femme Leslie pour peaufiner le scénario de Superman, porté à l’écran avec le succès que l’on sait par Richard Donner.
En 1979, Benton réalise, d’après son propre scénario, Kramer contre Kramer : sur un canevas limpide (un couple, un divorce, un enfant au milieu de la bataille), Robert Benton réussit un modèle de drame intelligent et pudique. Des millions de spectateurs assistent, bouleversés, aux déchirements du tandem Meryl Streep/Dustin Hoffman, et ce qui reste l’œuvre la plus accomplie du réalisateur décroche logiquement cinq Oscars dont celui du Meilleur film. Benton retrouvera Meryl Streep en 1982 pour La mort aux enchères, divertissement policier émaillé de références classiques du “thriller freudien” à la Hitchcock.
En 1984, il dresse à nouveau un beau portrait de femme, celui d’une fermière et mère courage dans sa saga campagnarde, Les saisons du cœur, qui vaut à Sally Field le second Oscar de sa carrière.
La suite patine davantage, entre la comédie futile et policière de 1987 Nadine, interprétée par Kim Basinger et Jeff Bridges, et en 1991, le film noir, soigné mais académique, Billy Bathgate, où il renoue avec Dustin Hoffman et permet à Nicole Kidman, fraîchement débarquée d’Australie de remporter sa première nomination au Golden Globe.
Tout le monde ou presque a fait l’impasse sur ses deux films suivants avec Paul Newman : Un homme presque parfait, balade nostalgique dans l’Amérique des outsiders, et L’Heure magique, drame criminel avec Susan Sarandon.
Après cinq ans d’absence, Robert Benton fait un come-back remarqué en 2003 avec La couleur du mensonge, adapté de « La tache », poignant roman de Philip Roth, où il retrouve Nicole Kidman en femme rude et illettrée.
En 2007 il réalise Festin d’amour qui relate les méandres de l’amour et ses incarnations variées au sein d’un groupe d’amis de l’Oregon. Il tourne ce film avec Morgan Freeman, Salma Blair et Greg Kinnear.
En projet actuellement un biopic de Katherine Graham qui en 1963 prend la tête du Washington Post. Après le suicide de son mari, elle deviendra la première femme à prendre la direction d’un grand quotidien. Elle couvrira aussi l’affaire du Watergate. Laura Linney aura le rôle de Katherine Graham.

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