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Adhérer
Né à Paris le 1er Septembre 1953, de parents algériens, est un réalisateur et producteur franco-algérien. C’est dans une entreprise emblématique de la culture française que Rachid Bouchareb fait ses premiers pas : TF1 de 1977 à 1984. Technicien de plateau pour la chaîne qui appartient encore au service public, c’est pour lui l’occasion de découvrir l’univers des tournages mais aussi de réaliser ses premiers courts-métrages.
En 1985, il réalise son premier long Bâton Rouge, qui raconte l’histoire de trois amis qui décident de s’exiler aux Etats-Unis pour trouver du travail. En 1991, il sort Cheb.
N’oubliant pas la télévision grâce à laquelle il a débuté, il continue de réaliser quelques téléfilms parallèlement à sa carrière cinématographique, notamment Des années déchirées, en 1992, contant le désarroi de deux anciens combattants du FLN vis-à-vis de la mutation algérienne.
Pour son troisième film, il connaît un succès d’estime complètement inattendu. Poussières de vie, l’histoire de Son, fils d’un officier noir américain et d’une vietnamienne, abandonné par son père après le retrait américain du Viêt-Nam en 1975, est nommé pour l’Oscar du meilleur film en langue étrangère en 1995. Parfois qualifié de « cinéaste beur », il refuse cette annotation et prouve, via son rôle de producteur, son ouverture vers d’autres formes de cinéma.
Avec son associé Jean Brehat, avec lequel il a crée les sociétés 3B Production en 1989 et Tadrat Films en 1997, il produit des films de différentes nationalités, notamment albanais comme Kolonel Bunker ou vietnamien tel que Gardien de buffles. Il a également produit tous les films de Bruno Dumont, de La vie de Jésus sorti en 1997, en passant par L’Humanité en 1999 à Flandres en 2006, visible sur les écrans la même année que son long métrage Indigènes. Ce film fut tourné avec Jamel Debbouze, Roschdy Zem (qu’il avait déjà dirigé, dans Little Sénégal, son précédent film), Sami Bouajila, Samy Nacery et Bernard Blancan, et tous les cinq furent récompensés par le Prix d’interprétation masculine, prix collectif, lors du Festival de Cannes en 2005.
En 2008 il tourne London River avec de nouveau Sotigui Kouyaté et Sami Bouajila et en 2010 Hors-la-loi dont le sujet se passe au lendemain de la Seconde Guerre mondiale alors que les manifestations pour l’indépendance de l’Algérie deviennent de plus en plus fréquentes en France. Les scènes finales évoquent le massacre du 17 octobre 1961 à Paris.
En 2014, Rachid Bouchareb sort La Voie de l’ennemi, film policier franco-américain, coproduit, coécrit et réalisé par lui-même. Parallèlement à ses films, Rachid Bouchareb réalise des courts-métrages, des téléfilms et une série télévisées Frères d’armes en 2014/2015.
Son dernier film La route d’Istanbul est sorti le 11 Mai 2016 avec Astrid Whettnall et Pauline Burlet. L’histoire d’une infirmière belge qui tente de retrouver sa fille partie en Syrie… Rachid Bouchareb signe un récit épuré sur le désarroi et la solitude des parents djihadistes.
 
 

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